Chronique par Luc Bouquet sur Le Son du Grisli (15 octobre 2012)

Le mouvement choisi par Eve Risser, Benjamin Duboc et Edward Perraud n’est pas de ceux qui se contractent ou s’échappent. C’est un mouvement-situation, un mouvement qui, trouvant son centre, ne va plus le lâcher. Il faudra quelques minutes pour qu’à l’intérieur de ce centre se distingue  une pulsation. Maintenant, exposée au grand jour, elle s’entête, grandit. C’est à peine si l’on remarque ces balises qui viennent, régulièrement, apostropher l’improvisation.

Obstinés, nos amis improvisateurs ne desserrent pas le fil qu’ils ont tendu. Ils persistent, insistent. Les saillies sont rythmiques et envoûtantes. Piano, batterie et contrebasse ne font qu’un. La fusion est totale. Maintenant, la vibration s’est tue. Mais son souvenir demeure. Fort et poignant.

 

 

 

 

 

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