Chronique par Jean-Michel Van Schouwburg sur Orynx – Improv’andsounds (30 avril 2016)

Autre concert à l’Ackenbush : Tournesol dont le dessin stylisé or sur fond noir de la pochette symbolise l’irisation des frottements et drones de ce trio guitare contrebasse et percussions. Une demi-heure de soft noise et de ramifications vibratoires où l’action de chaque improvisateur s’interpénètre dans celles des autres au point où l’on ne distingue pratiquement plus qui fait quoi. Les agrégats de timbres évoluent très lentement au fil des minutes sans que l’intensité ne flanche d’un iota ou n’enfle. Un chaos concerté porté par l’écoute mutuelle. Dark Tree nous avait gratifié de l’excellent Sens Radiants du trio Lazro Duboc Lasserre et il est intéressant d’écouter les deux albums à la file pour goûter mieux leurs univers respectifs dans une même perspective. Cette démarche bruitiste – drones nécessite chez les musiciens un sens de la dynamique, une concentration et une sensibilité qu’il est malaisé de communiquer à l’auditoire avec la conviction de Desprez Duboc et Loutellier. Une question de dosage, de précision dans le traitement des sons qu’il faut sublimer vers une réel état de transe, palpable dans les instants qui se succèdent au fil des trente quatre minutes de Pour – Que – La nuit – S’ouvre. Une belle expérience sonore !!

 

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